Anesthésie et analgésie des oiseaux et des reptiles  
Particularités anatomiques et physiologiques
Serpents
Système respiratoire
Chez les serpents, la glotte est située près de l’entrée de la cavité buccale et le larynx est mobile, ce qui rend l’intubation aisée (MITCHELL and TULLY, 2009).

Photographie permettant de visualiser la glotte d’un serpent  ©Julien GOIN
Les anneaux trachéaux sont incomplets chez les serpents, et c’est la partie dorsale de la trachée qui est membraneuse (MADER and DIVERS, 2014). 
 
Les serpents ont un ou deux poumons dont la partie crâniale est vascularisée et sert aux échanges gazeux et dont la partie caudale est semblable à un sac aérien, qui représente environ un tiers à la moitié du poumon chez les serpents (MADER, 2006).  
Comme chez la plupart des reptiles, la partie fonctionnelle du ou des poumons est faiblement cloisonnée contrairement aux poumons des mammifères qui sont composés d’alvéoles (SLADKY and MANS, 2012). 
La plupart des serpents ont un seul poumon fonctionnel, le droit, et l’autre poumon, le gauche, est vestigial voire absent, il ne représente jamais plus de 85% du poumon droit. Cependant, dans la famille des Boidae, les deux poumons sont fonctionnels, le gauche étant tout de même de taille réduite (MADER, 2006; SLADKY and MANS, 2012). 
 
Pour respirer, les serpents peuvent utiliser les muscles lisses situés dans la paroi des poumons, ainsi que les muscles intercostaux entre autres (MEREDITH and JOHNSON-DELANEY, 2010). 
Système cardiovasculaire
La position du cœur chez les serpents varie en fonction des espèces : par exemple, il est situé à 15% de la distance nez-cloaque chez les arboricoles, 25% chez les non-arboricoles et 50% chez les espèces marines (SAUVAGET et al., 2008).
Système digestif
Au moment d’un anesthésie, il vaut mieux éviter la présence de proies de grande taille dans l’estomac car cela peut entraver la fonction cardiopulmonaire des serpents (MULOT, 2000).  
C’est pour cela que s’il y a une ingestion d’une proie de grande taille, les serpents peuvent être mis à jeûne pendant une à deux semaines, sinon 24 heures seraient suffisantes (BALLARD and CHEEK, 2010). 
Thermorégulation
En général, la température optimale est entre 22 et 28 °C chez les espèces des régions tempérées et aquatiques, et entre 27 et 30 °C chez les espèces plus tropicales (WEST et al., 2007).
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